Sujets : Secours : sauvetage, Pyrénées-Atlantiques
Les visages de la dizaine de secouristes, rassemblés autour du camion du PC d’urgence, se sont soudain décripsés près de 20 heures après le déclenchement de l’alerte. « Ils sont tous sains et saufs repètent à l’envi les pompiers et les spéléologues du spéléo-secours français. On a appris la nouvelle par deux de nos hommes qui sont remontés à la surface vers 02h30 pour donner l’information car ils n’avaient plus de radio », dit Jean-Louis Santal, commmandant des pompiers d’Oloron-Sainte-Marie.
C’est au pied du fronton du trinquet de ce petit village dominé par les pics des Pyrénées que le PC avait été installé. Pour éclairer les rues menant à la centaine de fermes piquées sur les vallons, un groupe électrogène avait été spécialement installé. Son ronflement a rythmé toute la nuit l’attente des secouristes. Seuls curieux à la tombée du jour : une famille qui dit qu’elle n’a « jamais vu autant de voitures ici ». Pour communiquer, les secours ont réquisitionné la ligne téléphonique du gîte du hameau. Quand les piles viennent à manquer pour les talkies-walkies, plusieurs casernes de pompiers sont mises à contribution.
Au coeur de la nuit, certains pompiers et spéléologues bénévoles prenaient un peu de repos à l’arrière de leur 4X4 rouge ou buvaient du café pour lutter contre le froid. Un des bénévoles sitôt la nouvelle de la localisation des « disparus » connue s’est rendu dans un gîte, à quelques mètres, où dormait le groupe de spéléologues qui avait donné l’alerte mercredi matin. « Ils étaient vachement soulagés ! », raconte Jean-François Godart, conseiller technique. Ils étaient en effet très inquiets et étaient venus prendre régulièrement des nouvelles.
Vers 05H00, le calme est revenu dans le paisible hameau de Sainte-Angrâce, le PC allant s’installer à la Pierre-Saint-Martin, une station de sport d’hiver située à 1640 mètres aux confins de la France et de l’Espagne. Pour être plus près de l’entrée du gouffre. Un incessant ballet de voitures de pompiers s’est alors élancé à l’aube au milieu des pâturages. A 08h00, le premier des hommes que les secours ont cherché durant des heures remonte à la surface.
Il en reste encore six dont une femme dans cet immense réseau de galeries souterraines.