La Dépêche du Midi jeudi 28 septembre 2000

Auterive (31) : les hommes-araignées de l’hiver

Les grimpeurs du bout du pont

Sujets : Haute-Garonne, Travaux acrobatiques

 
En été, ils encadrent des stages de canyoning ou de spéléologie ; en hiver, ils escaladent les ponts ou le pic du Midi, pour des travaux « acrobatiques ». Quand la passion devient un métier...

Denis Morales est spéléologue et spécialisé en canyoning. Frédéric Laumonnier est breveté d’escalade. Si l’été, ils encadrent des stages, l’hiver, ils redeviennent grimpeurs et interviennent dans les domaines de l’industrie, le génie civil, le bâtiment ou encore les travaux publics.

Ils effectuent en effet des travaux à caractère « acrobatique », des travaux d’accès difficiles. Jugez vous-mêmes ! « Nous avons travaillé sur le lanceur d’Ariane, nous avons réalisé des purges d’éléments rocheux sur le Pic du Midi ou encore à 55 m de hauteur sur la tour de la Grande Paroisse ». Les jeunes sportifs n’exercent pas de la même manière leur passion selon qu’ils la pratiquent pour leur loisir ou dans le domaine professionnel. « Lorsque nous intervenons sur des chantiers, toutes les précautions sont prises et la sécurité est optimale. La corde résiste à un poids de 2 tonnes ». Ce que Denis et Frédéric sont loin de peser, même mouillés... Ce qui ne veut pas dire, bien sûr, qu’en loisir, ils ne prennent pas toutes les précautions nécessaires.

Dévégétalisation

Ils ont une grande connaissance de la grimpe comme de la descente et sont aussi à l’aise qu’ils soient sur terre ou sous terre. Ils sont passionnés de sport extrême et n’envisagent pas, bien entendu, de vivre sur les chantiers. Là, c’est du sérieux. Tout comme lorsqu’ils sont « intervenus pour le sauvetage des spéléologues coincés dans le gouffre des Vitarelles à Gramat, dans le Lot », comme ils le rappellent.

Ils étaient, dans la semaine, sous le pont d’Auterive où ils procédaient à des travaux de dévégétalisation. Les herbes grimpantes ont été arrachées d’une pile à l’autre, côté Madeleine et côté Saint-Paul ensuite.

L’accès sous le pont n’est pas franchement aisé mais la technique des deux grimpeurs leur a permis de mener à bien leur mission. Et puis, le pont d’Auterive, ce n’est pas le Pic du Midi : pour eux, en la circonstance, un travail de routine... Pour ceux qui les ont regardés du pont, en revanche, c’était plus impressionnant ! Même dans les airs, on peut les contacter sur leur portable au 06.15.79.84.68.

N. S.

Mise en ligne le : 11/11/2004 18:22:44 - Source

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